mardi 27 janvier 2015

Da Nang et la cuisine de ma grand mère 2/2

Troisième jour d'escale, et dernière "vraie" journée libre, j'avais de longue date lorgné sur un cours de cuisine à Hoi An, une petite ville préservée à 45min de route au Sud de Da Nang. Malgré les nombreuses reconfigurations, j'ai pu réserver une visite du marché, suivie d'un cours de cuisine, comme je le souhaitait.

Après un départ de bonne heure, dans un taxi négocié la veille (qui s'avère être un minibus pour 12 personnes... nous sommes 2 dedans...), je laisse mon collègue à lui-même, et rejoint mon groupe pour la visite. Je découvre que si nous sommes 5 pour celle-ci (et je suis, de trèèèèèèèèèès loin la plus jeune :p), je serais en revanche toute seule pour le cours de cuisine !

La visite est très intéressante, puisque notre guide, qui parle parfaitement anglais, ne se contente pas de nous montrer les étals, elle nous fait aussi goûter, notamment les fruits. J'imagine qu'elle a un accord avec certains étals, puisque ceux autour nous regardaient parfois d'un drôle d'œil, mais c'était une très bonne formule. Au menu des fruits, mais aussi des "snacks locaux", composé de pâte de riz avec diverses garnitures / goûts cuits serrés dans des feuilles de bananier. C'est décidé, ça sera la journée estomac d'acier.


Bord de mer à Hoi An

Etal de fruits et légumes

Explications de notre guide sur les herbes locales

Découverte du "fruit de la mamelle". Il faut le presser un peu avant de manger... la chair blanche et le jus blanc qui coule..

Snack local

Au menu ce soir, crapaud...

... mais pas de crabes, ceux-ci sont destinés à être relâchés pour emporter les mauvais esprits avec eux !
 Une fois la visite terminée, nous laissons le reste du groupe, et récupérons des vélos pour rejoindre le cours de cuisine. Soit une traversée en bateau, puis une petite demi-heure à travers champs et canaux.

Attention où on met les pieds... une rizière peut cacher une rivière !
 Nous arrivons ensuite chez la grand-mère de notre guide (d'où le nom de leur cours de cuisine, la Cuisine de ma grand-mère). L'histoire raconte que suite à des inondations, sa maison a été détruite il y a quelques années. La famille s'est mobilisée pour reconstruire une maison, que la grand-mère a trouvé trop grande pour elle toute seule. Ils lui en ont donc reconstruit une plus petite juste derrière, et on décidé de se servir de celle-ci pour accueillir des cours de cuisine.

Ma guide me montre pour commencer comment était traité le riz à l'ancienne, notamment pour faire du lait de riz, qui sert ensuite aux galettes. Une fois passée dans une meule en pierre, le riz est cassé, et se sépare de sa cosse. Les cosses étant plus légères, en secouant d'une manière habile le riz, on peut séparer les deux. Le riz est ensuite passé au pilon, puis broyé à nouveau avec de l'eau... et paf, ça fait du lait de riz. Et oui, c'est long et fatiguant.

Démonstration par la grand-mère du triage du riz et des cosses

Cuisson de mes galettes de riz à la vapeur

Top chefs
 Une fois les galettes de riz préparées, on passe à la confection des plats à proprement parler. Quatre sont prévus, qu'on mange au fur et à mesure de leur confection. Il faudra adapter le niveau de piment pour moi (oui, je suis sûre de ne pas vouloir en mettre. Du tout.), mais tout est très bon, et très copieux, je n'arriverais pas à tout finir !

Porc mariné au sésame dans sa galette de riz

Salade de papaye (en théorie épicée, la sienne l'était...)

Galette façon Hoi An

Il manque la dernière recette, celle de thon cuite dans de la glaise, servie avec un mélange potiron - cacahouète, et du riz !
 Au final, une activité géniale, du début à la fin. J'ai eu beaucoup de chance avec la guide, qui était très sympathique, et étant en cours "privé", on a beaucoup discuté de nos vies respectives (elle est mariée, mère de deux petites filles, et doit travailler puisque son mari fermier est blessé pour le moment. Chapeau !)

La journée n'étant pas encore complètement terminée, je rejoins mon collègue pour un petit tour dans Hoi An, qui grâce au travail de préservation vaut vraiment le détour, même si la contrepartie est la horde de touristes en visite guidée. L'occasion de continuer ma journée estomac d'acier (par pure gourmandise donc), avec des galettes de patates douces, des banh bao, et des beignets de banane achetés sur le bord de la route.


C'est la tête pleine de souvenirs que nous rentrons le soir, profitant de notre mini-bus pour ramener d'autres collègues trouvés en chemin.

dimanche 25 janvier 2015

Da Nang, une escale bien trop courte 1/2

La troisième escale de la mission était la plus attendue : Da Nang, notre port d'accès pour 4 jours au Vietnam. L'arrivée n'a pas été de tout repos, à la fois physiquement et intellectuellement. Une grosse mer nous attendait en effet tout le long de la côte vietnamienne, transformant pour la première fois depuis le début de la mission le bateau en bateau fantôme, et à cela s'ajoutait la complexité de préparation de l'escale. Multitudes de visa peu claires, excursions uniquement par le biais du shipchandler, visites, repas et obligations en tout genre.
 
Lors de l'arrivée sur le quai, il y a foule, de militaires comme de journaliste, ainsi que quelques représentants du comité populaire local. C'est là que les ennuis, pourtant pressentis et anticipés dans la mesure du possible commencent. Au final, alors que le bateau est prêt depuis longtemps, les premiers permissionnaires ne quittent le bord que vers 18h, uniquement pour les pass journaliers. Pour ceux, dont je fais partie, qui voulaient sortir de la ville et donc prendre un visa "touriste", il faudra encore attendre, et l'enchainement avec le coquetèle empêche toute sortie.
 
Le lendemain, j'étais inscrite pour l'excursion à Hué, une ville située au Nord de Da Nang, regroupant notamment d'anciens bâtiments et tombes de l'époque impériale.
En haut du "Col des Nuages", vue sur la baie de Da Nang


De l'autre coté du col, arrivée dans la province "Nord"

Palais impérial de Hué


Palais impérial de Hué

Détail des toits

Gardiens d'une tombe d'empereur


Autel d'une tombe
 
L'excursion permettait de se rendre à Hué, et de passer d'un site à l'autre, ce qui n'aurait pas été simple sinon par ses propres moyens. Les guides, en revanche, étaient plus que décevants, ne fournissant pas vraiment d'information, étant plus concentrés sur garder à l'œil "tous leurs français", qui reconnaissons le ont un peu de mal à rester en groupe constitué qui suit le guide... Dommage de ne pas avoir pu rester plus longtemps sur les sites, visités au pas de courses, mais avec trois heures de bus aller, et trois heures retour, difficile de faire mieux !

samedi 17 janvier 2015

Jakarta, à la recherche de l'Indonésie

La deuxième escale de cette mission me ramenait en terre "connue", à savoir Jakarta. Je ne gardais comme souvenir de mon premier passage, trois ans plus tôt, que ceux d'une ville extrêmement polluée, d'un magnum café (où on créé son magnum), et d'un resto de gaufres et pancakes. Rien de très typique, c'est certain.
 
Et ce nouveau passage n'aura pas apporté beaucoup de nouveaux souvenirs pour les remplacer. La ville est telle que je m'en souvenais, tentaculaire, immense, embouteillée, et sans aucune cohérence. Le taxi est incontournable pour se déplacer, encore faut-il faire comprendre au chauffeur là où on veut aller. Les centres commerciaux, d'un luxe et d'une propreté dignes de ceux des Emirats côtoient, dans le même paté de maison, des maisons en ruines et des bidonvilles.
 
Si la ville n'a rien d'attirant, il est un point qu'on ne peut que leur concéder, c'est leur sens de l'accueil. Centaines de personnes sur le quai, fanfare et danseuses pour nous accueillir, et une permanence H24 pour (essayer) de nous aider.
 
Pas grand chose à faire donc, sauf obligations officielles, à part les magasins, et une nuit à l'hôtel pour profiter 1) du petit déjeuner buffet, et 2) du centre de massage (à des tarifs défiant toutes concurrences).
 
Il ne devrait y avoir que des petit-déjeuner et des apéritifs comme repas...
Le lendemain de ma nuit à l'hôtel, je suis étonnée par les clameurs qui montent de la rue, l'une des principales artères de la ville, habituellement recouverte de voitures et motocyclettes. Dehors, point de voiture, mais des milliers de personnes en train de faire du sport, des vendeurs ambulants et des sonos. Quelques recherches plus tard, il s'avère que la ville, consciente de ses problèmes de pollution, à instauré des dimanches "sport" sur certaines des grandes artères de la ville, pour permettre aux gens de prendre l'air sans risquer le cancer du poumon.
 


 
Une initiative plutôt sympathique, et qui à l'air d'être suivie. Je ne sais pas quelle en sont les conséquences sur le trafic, déjà compliqué en temps normal, mais du point de vue touriste c'était appréciable !
 
Pour finir, la réponse au quizz, il s'agissait de la photo n°6, sur laquelle on aperçoit l'un des "monuments" de la ville, la statue de bienvenue. Toute ressemblance avec l'Union Soviétique serait... pertinente.
 
 

lundi 5 janvier 2015

Beware of crocodiles

La première des escales, après une période assez longue de mer, était prévue à Darwin, pour une durée de trois jours. C'était sans compter sans un bateau de croisière, prioritaire par rapport à nous aux yeux du port (ce qui est logique, il rapporte beaucoup plus...). Au final, nous n'accosterons que le soir du deuxième jour, à 23h passées, ne nous laissant qu'une journée d'escale.

Le front de mer, avec filets anti-crocodiles / requins / méduses

Heureusement, contrairement à d'autres ports, celui de Darwin est à proximité immédiate du centre-ville. L'occasion d'aller s'y promener la matinée, avant d'aller faire du shopping l'après-midi. Pas très typique, certes, mais une occasion en or par rapport à la nouvelle calédonie, son manque de choix et ses tarifs prohibitifs. Même chose pour le coiffeur. C'est donc mes deux objectifs accomplis (trouver un sac à dos de voyage, et me faire couper les cheveux), que j'ai fini la journée sur le bord de la place, à un marché nocturne.


Coucher de soleil au bord de mer... mais pas question d'aller se baigner !

 Même si vous avions eu le temps, pas question effectivement d'aller se baigner (ou encore pire / mieux, plonger) hors de zones protégées par des filets. L'Australie possède une faune impressionnante, notamment en ce qui concerne sa capacité à vous tuer. Pour le petit concours, c'était donc la photo n°5 qui était l'Australie (oh non, pas encore).