dimanche 22 septembre 2013

Ilôt Couin Couin

Un dimanche (avec les semaines qui s'enchainent j'en viendrais presque à avoir du mal à me souvenir de quand...), après une garde quelque peu mouvementée (comprendre réveil à 4h30 du matin pour m'occuper d'un mec bourré qui venait de se faire ouvrir l'arcade...) je pensais aller végéter chez moi, mais c'était sans compter sur la motivation de quelque uns.

Plutôt que de dormir chez soi, pourquoi ne pas aller dormir sur la plage ? (après les heures chaudes bien sûr !) Souvenez vous, le péril en mer étant le mercredi précédent, je n'allais pas risquer un sur-coup de soleil, si tant est que ça existe). Le médecin et le commissaire passent me récupérer, on saute dans un taxi-boat, et nous voici à l'îlot canard.

Comme tout est déjà bien écrit sur internet, je vous invite pour les photos et la présentation officielle à aller sur  : http://www.ileauxcanards.nc/

C'est en fait l'un des lieux les plus prisés des touristes, mais aussi des familles de métro, puisqu'en à peine 3min de bateau (un peu plus en planche à voile, kite surf, kayak voir à la nage pour les plus courageux) on profite de la petite île. Son principal atout réside dans son environnement, ils ne s'y sont d'ailleurs pas trompé puisqu'un "sentier" sous-marin a été créé.

A peine arrivée, ni une ni deux j'enfile un lycre, masque et tuba (et non, pas de palmes, elles sont restées en Martinique... il va falloir y remédier un de ces quatre), et nous voici parti à la découverte des profondeurs. Point ultra positif, on fait à peine 2m et c'est plein de poissons multicolores, de toutes les tailles. Je croise notamment une carangue qui n'est pas loin de faire ma taille... Point négatif : je pensais que le lycra suffirait, au final j'ai vite froid, et je reste à peine 30min dans l'eau avant d'aller me réchauffer au soleil. Et oui, c'est l'hiver ici ! Les garçons restent un peu plus longtemps, et j'en profite pour faire le tour de l'île (ce qui n'est pas bien long), et pour faire quelques photos.

Bon là c'est plus profond que le sentier, et la photo n'est pas de moi, mais ça donne une idée du bestiot !
Vue mer, côté large

Vue mer, côté Nouméa

Au loin l'îlot suivant (Ilot Maitre), pour une prochaine fois !
Outre la plage on retrouve sur l'île, au centre, un bar façon grande case, et au milieu de la végétation des sculptures locales. On peut aussi louer des farés, pour venir y passer la journée, choix prisé des familles, tandis que les plus intrépides se font dorer sur la plage.

Le bar / snack façon case kanak

Sculpture au milieu des fauteuils du bar

Étonnant vu la taille de l'îlot d'avoir quand même autant de végétation !


Une fois les garçons sortis de l'eau on traine encore un peu sur la plage, avant de reparti en fin d'après midi. Je ne pense pas que j'y passerais une journée entière, en tout cas pas toute seule, mais pour une après-midi c'est suffisant pour s'aérer l'esprit (sans se ruiner qui plus est !).

Les semaines suivantes ont été particulièrement occupées niveau travail, pas grand chose à raconter de plus. Si ce n'est une première approche du système de santé, qui à l'air un peu compliqué (en tout cas pour moi, pour qui des feuilles de remboursement et tout ça c'est le mystère !).

Le prochain post n'est pas encore défini, mais on quittera la nouvelle calédonie pour des horizons plus lointains !

dimanche 8 septembre 2013

Péril dans le lagon

Un beau matin, alors que les plongeurs avaient prévu de changer un peu d'environnement, et d'aller plonger près du phare Amédée (le point bleu sur la carte), sur l'épave de la Dieppoise, coulée volontairement pour faire un site de plongée, j'ai au final passé l'un des pires moments depuis mon arrivée sur l'île.

Partis à 10h, on arrive sur le site en environ 15min (à 30nd forcément ça va vite), je pensais que ça passerait en mettant la tenue étanche à mi-taille (ou mi-drisse comme on dit chez nous ^^), en fait non. Pendant que les plongeurs partent faire leur plouf, je profite donc du soleil pour sécher un minimum. Quand on repart je prend les commandes (ce qui était le but de la sortie pour moi, pouvoir manipuler un peu l'embarcation). On part doucement, le temps que le moteur chauffe, puis on adopte l'allure de transit... à peine une minute. Ensuite le moteur se met en alarme, et il faut stopper. On s'arrête, on coupe le moteur, on le relance, peine perdue, toujours la même alarme. Qu'à cela ne tienne, on a un mécanicien à bord pour ça, des rechanges pour la panne la plus courante, on change le filtre à gazole et on repart... pour 200m.

Oui, on est bien tombé en panne pile au milieu... (point rouge)

 Cette fois ci c'est sûr, le moteur ne repart pas. Impossible de joindre le bord sur VHF, personne ne nous reçoit. Heureusement les téléphones portables passent ! Sauf qu'entre temps il est midi, et qu'on ne travaille pas le mercredi après midi. Il faut donc trouver, dans une relative urgence quelqu'un pour venir nous chercher. On guette vainement les alentours pour voir si une autre embarcation passe, personne... Pendant ce temps, avec mon pied ultra-marin, soumis entièrement aux vagues ce qui devait arriva. On aura bien essayé de sortir les pagaies, qui arrivent à peine à nous éviter de trop dériver, pour les ranger prudemment quand un requin commence à nous tourner autour (oui, ils ne sont pas censés nous manger dans le coin, mais on ne sait jamais).

Au bout d'un heure un zodiac vient nous chercher, bien moins motorisé que nous, on passe la remorque, et il nous faudra 2h30 pour rentrer à bord (le point vert donc)... Il est quinze heures, on a bien cramé au soleil (même en mettant la combinaison complète et la capuche). Ce midi était prévu un barbecue avec le reste des officiers et leur famille, on arrive donc complètement après la bataille. Heureusement ils avaient prévus large niveau nourriture, et le temps de refaire des braises on peut enfin se poser pour se rassasier, et admirer la plage ! Plage qui d'ailleurs est bien sympathique, abritée du vent, un hôtel ne s'y est pas trompé pour installer des chambres sur pilotis.
Un peu avant le coucher du soleil

Le tarot post-repas (et le reste de saucisses au premier plan !)
Inutile de dire qu'outre les blagues sur la poisse que je porte à mon propre matériel (les embarcations étant dans ma gamelle), mon visage suffisait à éclairer la pièce pendant les jours qui ont suivi (mais promis maman j'ai mis de la crème :p). Je vais attendre un peu avant de retenter l'aventure, même si après investigation la défaillance n'était absolument pas liée à ma conduite !

Prochain épisode : l'îlot canard


Marche "cohésion"

Il y a quinze jours, le lundi matin, avait lieu pour l'ensemble de l'équipage une marche "cohésion", en préparation de la période d'entraînement de la semaine prochaine. Nous voilà donc tous partis pour Dumbéa, à environ 45min de Nouméa, pour aller crapahuter un peu de bon matin.

Lors du départ on voit tout de suite ceux qui vont le faire en courant, ultra équipés avec chaussettes montantes (ou juste le mollet d'ailleurs, j'imagine que c'est comme des poignets de force mais pour les jambes ???), chaussures de trail, camel-back et compagnie. Pour ma part c'était plutôt short de rando et sweat, car il fait quand même un peu frais en début de matinée.

Au programme environ 12km, avec 600m de dénivelé (ce qui ne me parlait pas vraiment...). Le prof' de sport nous indique que la montée s'étale sur 5,5km. Je reste persuadée qu'il nous a menti, et que c'était plutôt 7 ou 8 km avant la descente !

De plus...

... en plus ....

... haut !
 La fameuse montée comportait donc beaucoup de lacets, sans ombre. Le plus frustrant au final, c'est que le paysage n'était pas non plus "exceptionnel", car on restait toujours sur le même versant. Arrivée en haut il fallait bien redescendre, et là une nouvelle difficulté s'annonçait, la présence de terre rouge humide... Heureusement qu'il y avait des petits arbres auxquels s'accrocher, ce qui n'aura pas empêcher certains de faire de belles glissades !


La Dumbéa, qui donne son nom à la ville et ses alentours

Les plus rapides auront fini (en courant tout du long...) en 1h30, pour ma part ça sera 2h30, en ayant presque réussi à limiter la casse niveau mal de dos. Histoire d'étaler les douches post-marche on fait partir un premier bus en avance, dans lequel je saute. Le second bus arrivera en fait plus d'une heure après, suite à la chute de quelqu'un. Un barbecue pour l'ensemble de l'équipage était prévu ensuite, sympa sur le principe, mais les arrivées de bus décalées et la nécessité de se remettre au travail ont un peu desservi l'aspect cohésion de l'affaire.

Vous l'aurez compris ce n'était pas forcément mon activité favori, mais pour être complétement honnête cela restait parfaitement faisable, et le fait de ne pas avoir de gros sac à dos sur le dos n'y était surement pas étranger.

Prochain post : Péril dans le lagon.