mardi 2 novembre 2010

La galerie des monstres

Avant de vous raconter mon week end à Kyoto, qui en valait la peine, je me suis dit qu'il était temps de vous poster ma petite galerie des horreurs... comme ça plus personne ne voudra venir au Japon !!



Le pire, c'est quand même les araignées, qui ici ne dérangent personne... Je ne sais pas de quelle espèce il s'agit, mais les japonais s'en fichent, ils n'enlèvent pas les toiles car ils disent que les araignées ne piquent pas, donc ils s'en fichent. Il y en a donc partout, principalement au niveau des fils électriques dans les rues (qui ne sont pas enterrés), dès qu'il y a des arbres, au niveau des clotures ect... Une autre espèce, que je n'ai pas en photo a elle des petites pattes, et un gros abdomen. Je ne sais pas laquelle est la pire...


Un peu plus mignon des libellules en train de se faire la cour près d'une fontaine... Pas du tout effrayées, et elles n'hésitent pas à nous foncer dessus quand on est sur leur passage en vélo.



Les carpes folles du japon... Dans quasiment tous les étangs et les bassins il y a des carpes, qui n'attendent qu'une chose, c'est qu'on leur donne à manger. Dès qu'on s'approche du bord du bassin c'est donc la ruée.

Bon, j'avoue, ce n'est pas nous qui l'avons tué, une voiture a du rouler dessus juste avant qu'on passe. Si ça peut en rassurer certains c'est le seul serpent (couleuvre ? vipère ?) qu'on a vu, et c'était dans la montagne à Hakone.



Ah, nos copains les cafards géants. Celui ci est l'un des premiers qu'on a eu dans notre labo. Après avoir fait un plan de sioux pour le capturer sous un seau, on l'a gazé. Le truc blanc au dessus c'est une craie standard, complète, donc vous avez une idée de la taille de la bête... Sympa.


Dans la série je suis très méchante car je mange mon amant après l'avoir tué je voudrais la mante religieuse !


Mais rassurez vous, il y a aussi des bebetes beaucoup plus mignonnes...

jeudi 28 octobre 2010

Là-bas au bord du lac et de la mer !

Quelques photos de l'hôtel tout d'abord, pour vous faire un peu envie... Il s'agissait d'un hôtel avec entre des dortoirs, pour voyageurs, mais très agréables cependant, les parties communes sont bien pensées, et restent dans l'esprit japonais !



Le vue de l'hotel depuis dehors
 Dimanche matin on reprend la route de bon matin, après avoir pris notre p'tit déj à l'hôtel avec ce qu'il nous restait dans nos sacs. Cette fois ci on ne prend pas la route qui longe le bord de mer, mais au contraire on monte à l'assaut de la montagne pour suivre  la crête de la montagne. En chemin on passe devant un temple dédié à Kannon, avec une impressionante statue, et une fois de plus des zolis batiments rouges...


On redescend ensuite de l'autre coté de la montagne pour retourner vers Hakone, mais cette fois sur les rives du lac Ashi, où se situe la reconstitution d'un ancien check point. Comme quoi les américains n'ont rien inventé ! A l'époque Edo les seigneurs devaient forcément posséder une résidence près de la capitale (Edo = Tokyo aujourd'hui). Comme il fallait bien qu'ils retournent sur leurs terres de temps en temps, leurs familles et surtout leurs femmes n'avaient pas le droit de partir, d'où ces check points qui en plus de vérifier qu'il n'y avait pas de traffic d'arme surveillaient que les épouses n'essayaient pas de s'enfuir... Et malheur à ceux qui étaient pris, il semblerait que les hommes étaient généralement crucifiés, et les femmes tondues puis donné au premier passant... Sympa non ?

Le mont Fuji depuis le lac Ashi

Le check point vu d'en haut
 Quoiqu'il en soit la reconstitution est plutôt bien faite, ce n'est pas très grand, mais "on s'y croit", et on peut profiter d'une jolie vue sur le lac. On repart ensuite pour le Shrine d'Hakone, situé un peu plus loin, mais toujours à proximité du lac. Le premier de ses intérêts est d'être gratuit, et même le parking est gratuit, ce qui fait qu'on doit par contre attendre un peu avant de pouvoir se garer...

Dans l'enceinte du temple un terrain pour le tir à l'arc japonais est aménagé, on peut voir les tireurs s'entraîner. Par contre, c'est beaucoup de cérémonial pour pas beaucoup d'efficacité, un peu comme tout au Japon quoi !

Comme il est encore tôt, on a prévu pour le reste de l'après midi de repartir vers Yokosuka, et de s'arrêter en chemin à Enoshima, une presqu'île près de Kamakura. Sur la route on s'arrête à un conbini, et pour moins de 2 euros (188yens) je m'achete un gros plat de pâtes instantanées qui me sert de repas. En approchant d'Enoshima on se retrouve pris dans la file d'attente des gens qui attendent qu'une place se libère dans l'unique parking de la presqu'île. Il nous faudra attendre un bonne grosse demie heure avant de pouvoir y accéder, et de partir à la découverte de l'endroit !

L'île est en fait une grosse colline posée sur l'eau, avec plein de restaux et de boutiques de souvenirs, ainsi qu'un temple et un petit jardin. Une fois tout en haut on peut redescendre coté mer, et aller sur les rochers balayés par l'océan Pacifique. Il y a également pas mal de ça sur l'île, les vendeurs de poissons doivent les attirer. Je me serais bien laissé tenter par des brochettes de pouple grillés, mais on vient de manger. Par contre dans la série des trucs bizarres ils vendent des sortes de galettes de pouple, faites à base de pouple écrasés sous une grosse presse...


Vers l'infini et l'au-dela !

Nan, c'est pas froid...

Elle est pas belle la vie ?
J'en profite pour faire trempette (des pieds) dans le fameux océan, avant de repartir vers le parking. On a hésité à se baigner entièrement, l'eau étant en soi plus chaude que l'air, mais l'air n'était pas très chaud justement, et on avait un peu la flemme de se mettre en maillot de bain, puis de se rechanger. Comme ça on est pas rentré trop tard à l'académie, juste au moment où il se mettait à pleuvoir en fait, bien joué ! J'ai pu profité de la fin de l'aprèm et de la soirée pour trainouiller, faire faire ma scéance de sport.

mercredi 27 octobre 2010

Là haut sur la Montagne !

Et voilà, un nouveau week end de passé et une semaine de travail qui recommencer. Avant de vous parler de mon week end, un petit point de situation niveau travail, car il parait que c'est pour ça que j'étais là... Je suis actuellement, en train de finir le rapport (j'en suis a 34 pages !!), avec ce qu'on a fait dedans. En gros on a des résultats 10fois plus précis que ceux du labo ici, mais comme ils ont fait leurs mesures n'importe comment, on ira pas plus loin avec ce qu'on a comme donnée. On fait donc une loooongue partie pour expliquer pour leurs mesures sont nulles, et comment il aurait fallu faire, et donc qu'en gros c'est pas notre faute si ça marche pas. On vera bien ce que ça donne pendant la soutenance, au moins j'aime a penser que le rapport est "propre", on a rien bidouillé, tout est bien cité comme il faut ect.

Mais passons aux intéressantes, c'est à dire le week end !! Comme Seiji venait avec nous, c'est donc en voiture que nous sommes partis samedi matin, a 6h30 quand même. Il nous avait annoncé 2h30 de route, il n'y en a en fait que 1h30 pour rejoindre Hakone. On se retrouve donc en haut d'une petite montagne, a 8h du mat', avec un magnifique vue sur le Mont Fuji, et des odeurs de souffre, car on est, en gros, sur un volcan...

Au fond c'est le Mont Fuji

Au secours, la montagne brûle !!
 Il y a, en autres, sur cette montagne des petits bassin avec de l'eau a plus de 80C... comme à cettre heure là il ne faisait pas très chaud ça faisait encore plus constrate. La spécialité du coin, c'est qu'ils font cuire des oeufs dans les bassins, et que quand ils ressortent la coquille est toute noire. Pour chacun de ses oeufs de mangé, on gagne 7 ans d'espérance de vie...
La cuisson des oeufs
Il me fallait donc tester ça, on achète donc 5 oeufs pour nous trois (car je ne sais pas pourquoi on ne pouvait les acheter que par 5). J'en mange 2, Seiji 2 aussi, et on motive JP a en manger un, car comme c'est le matin il n'a pas trop envie. En fait le gout est exactement le même que pour un oeuf dur, c'est juste rigolo ! Et puis comme ça j'ai gagné 14 ans d'espérance de vie, pas mal non ?

Ensuite, il est encore tôt, mais on va quand même directement à l'étape suivant... un super parc aquatique avec plein de bain rigolo, et un buffet à volonté pour le midi... Après s'être changé dans les vestiaires, et enfilé ma veste gracieusement fournie, je retrouve Seiji et JP, qui eux n'ont même pas pris leurs vestes, et c'est parti à la découverte de tous les bains !! Le premier est une grande piscine, avec des petits ilôts jacuzzi.


Au secours (bis), je me fais attaquer par des poissons !
 Juste après on va faire la queue pour aller voir les "Doctor Fish"... il s'agit en fait de petits poissons qui viennent manger la peau morte des pieds ! On s'assoit au bord d'un bassin, et sur l'invitation de la nana qui gère le truc on peut plonger nos pieds dans le bassin où il y a plein de petits poissons. Ce n'est pas douloureux du tout, mais même moi qui d'habitude ne suis pas chatouilleuse, la c'est limite. A coté de moi JP a du mal a garder les pieds dans l'eau ! Au bout de 5 min on enleve nos pieds, puis on les rince. Niveau aspect je ne vois pas trop la différence, mais bon, c'était rigolo à essayer.

On part ensuite tester les bains en extérieur, et notamment des bains à un peu tout et n'importe quoi : café, vin, thé vert, saké, biere ect... Bon en fait ils faire des démonstrations deux ou trois fois pas jour où ils versent effectivement du café/vin/thé ect. dans les bassins, c'est surtout du colorant pour la couleur et pour l'odeur ! Il suffit de voir la couleur sur les photos. Mais bon, c'est pas plus mal, car je craignais de salir mon maillot de bain.

Dans la piscine de café...

... dans celle de vin ...

... et sur les hauteurs, à profiter d'une eau a plus de 40C alors qu'il fait 10C dehors.
 Ce qui est surtout agréable c'est d'être dans les bains super chaud, alors qu'il fait froid dehors. On essaye aussi le tobbogan, moi c'est bon, ça passe, par contre JP est trop grand, et les virages trop serrés, ce qui fait qu'on final il descend à deux à l'heure. Quelque part dans la journée, surement vers 12h, on va profiter du buffet... et c'est décidé, les buffets à volonté, c'est vraiment pas bon pour la ligne ! Il y avait en autres sushis à volonté, des raviolis vapeur, des frites, des pâtes, du poulet grillés, de l'omelette aux champignons, du riz de différentes sortes, et aussi du velouté de potiron très très bon ! En plus de ça, pour le dessert il y avait encore une fontaine de chocolat, et des fruits pour tremper dedans... mais aussi des marrons grillés, et des minis choux à la crème. Je pense que c'est ce qui m'a achevé les mini choux à la crème. Le niveau de l'eau dans les bassins devait être plus haut l'après midi !! Durant l'aprèm on essayra aussi un bain "au collagène", mais une fois de plus j'ai des doutes sur l'efficacité du truc. En tout cas c'était un super bon moment !

Une chose qui m'a marquée cependant c'est que les japonaises, pourtant habillées super court la plupart du temps, là à la piscine la plus sont en une pièce avec jupette en bas, voir habillé en short/T-shirt avec leur maillot de bain en dessous... On a pas trop réussi à avoir pourquoi.
En ressortant on décide d'aller voir un jardin censé être a proximité, et je ne suis pas sûre que ça soit le bon qu'on ait trouvé. On pousse alors un peu plus loin dans la montagne pour aller voir un mur avec plein de petites cascades :



Après tout cela il est encore assez tôt, environ 15h, mais c'est plus ou moins la fin de la journée pour les japonais, et comme on a de la route pour aller à l'hôtel on décide de partir maintenant, en espérant qu'il soit encore assez tôt pour éviter les bouchons... ce qui est complétement raté, puisqu'on mettre plus de deux heures à faire les 50km qui nous séparaient de l'hôtel. La route par contre est très joli, puisqu'on longue la mer pour aller jusqu'à Ito, sur la pénisule d'Izu, là où j'avais réservé notre hôtel.
 
L'hôtel a ouvert récemment, et c'est un hôtel pour voyageurs, pas très cher, mais dans une ancienne auberge traditionnelle, et les locaux ont plus de 100 ans !! On partage notre dortoir avec un français, et un japonais un peu bizarre, qui dort déjà quand on arrive, grogne un peu, puis s'en va et reviens beaucoup plus tard... J'ai tellement mangé à midi que je ne remange rien le soir, et profite uniquement du thé mis gratuitement à disposition. Autre spécificité de l'hôtel, en plus des bains communs il dispose de deux petits bains privés, ce qui évite d'avoir à se balader tout nue devant tout le monde... Par contre l'eau est brulante, et meme moi j'ai du mal à y rentrer, et encore plus à y rester ! Je vais ensuite me coucher assez tôt, et laisse les garçon discuter entre eux dans la salle commune.

vendredi 22 octobre 2010

Une journée à Biarritz, euh non Kamakura (2/2)

Me voilà donc repartie, direction le Zeniarai-Benzaiten, un temple un peu mystérieux, auquel on accéde en passant dans un tunnel creusé dans la pierre. L'endroit a été creusé dans une montagne, et dispose d'une source d'eau fraiche, qui aurait été crée par Ugajin, entre autre déesse de la richesse. Les gens viennent donc laver leurs pièces et leurs billets dans cette eau...

L'une des lanternes maquant l'entrée du temple
 Alors que je redescend vers la bord de mer, pour ma prochaine été je vois des panneaux indiquant un Shrine, dont je n'ai plus le nom. Celui-ci est en peu en dehors de la ville, niché en hauteur dans la verdure. On y accède en montant un escalier encadré d'un nombre important de Torii, les portes rouges. Deux petits batiments sont entourés de plusieurs centaines de statuettes de renard. Etonnament pour une ville comme Kamakura, il n'y a pas grand monde, surement car il n'est pas marqué dans les guides (d'où le fait que je n'arrive pas à retrouver son nom).

Le chemin d'accès

Après cet arrêt imprévu, je me dirige vers le quartier d'Hase, particulièrement connu pour sa grande statue de Bouddha. C'est d'ailleurs là que vont la plupart des gens que je dépasse sur la route (ça a du bon d'être en vélo !). Comme je l'avais déjà vu en mai, et que certes c'est à voir, mais pas trois cent fois non plus je ne m'y arrête pas, et continue vers le temple d'Hase-dera. Ce temple là est magnifique, et est une sorte de condensé de tout ce qui est agréable à voir : un batiment principal joli, un petit jardin, des petites statues par-ci par-là, et une vue panoramique sur le front de mer et le reste de la ville.

On a donc dit, un joli jardin...

... des statuettes...

... un panorama qui rappelle Biarritz...

... des touristes...

... un corps de batiment typique...

... des touristes qui posent avec des statues...

... et quoi faire faire des photos sympas !
Vous l'aurez compris ce temple est particulièrement intéressant à visiter, même s'il n'est pas très grand. Il y avait du monde, mais pas non plus au moins de ne pas pouvoir se balader comme on veut. Le matin ou le soir ça doit être encore mieux, surtout le soir avec la lumière. Je décide de retourner ensuite vers le centre-ville, en longeant le bord de mer. Et là c'était marrant, car entre le groupe de touristes espagnols devant moi et la centaine de surfeurs dans l'eau, on aurait encore plus dit biarritz !! Je regrette énormément de ne pas avoir pris mon maillot de bain ce jour là, car entre la température qu'il faisait, et la température de l'eau qui est encore a 24C ça aurait été pas mal du tout...

Il n'est que 14h30, mais j'ai déjà pas mal de visites dans les jambes, et décide donc d'aller rendre mon vélo, et de profiter de la fin de l'après midi pour aller faire un tour à Yokohama. Il faut le faire quand même, en arrivant à la gare je tombe sur JP et jules (le cadet de l'Ecole de l'Air), qui allaient repartir. Je les motive à venir avec moi visiter Chinatown. Au bilan c'était sympa, mais sans plus, c'est surtout des restaurants et des boutiques de souvenirs asiatiques en tout genre. Seuls quelques batiments et certaines portes d'accès aux rues sont particulièrement décorées. Après tout ça, il ne nous reste plus qu'à reprendre le train, et à rentrer dans nos pénates.

mercredi 20 octobre 2010

Une journée à Biarritz, euh non, Kamakura (1/2)

Bonjour à tous !

Me revoilà pour la suite de mes aventures, un peu en retard, mais bon, on va dire que le boulot prend du temps (si si, c'est crédible). Le week end dernier, pas celui là celui d'avant (le 11 ocotbre quoi), après avoir passé mon samedi et mon dimanche à trainer au lit, à regarder les experts et à jouer sur mon PC je m'étais levé tôt pour aller un peu sur Skype. Le beau temps avait succédé à la pluie et au rafale de vent du week end, donc ni une ni deux je décide d'aller me balader à Kamakura, une petite ville pleine de temple pas très loin de Yokosuka. Un premier train, un passage au conbini pour m'acheter une patte d'ours, un deuxième train, et me voilà a 8h45 à Kamakura. Ca tombe bien, le loueur de vélo ouvre à 8h30. Je récupère donc le vélo n°2, et me voilà partie pour l'aventure.

Je décise de commencer par les temples les plus loins du centre ville. Bon, ça commence bien, c'est en pente et ça monte... heureusement pas trop longtemps. Je repasse au Tsurugaoka Hachiman-gu, que j'avais déjà vu l'année dernière. Comme il est encore tôt il n'y a pas grand monde, quelques prêtres qui se baladent et entretiennent les allées et les jardins.

Tsurugaoka Hachiman-gu
Il s'agit de l'un des Shrines les plus connus (le plus connu même ?) de Kamakura, qui à l'avantage d'être gratuit. Il comprend un très joli pont en pierre, et également les restes d'un arbre apparament super connu au Japon, il y aurait même eu un film ou une série sur cette arbre, mais il s'est pris un éclair en étant très vieux, donc il n'en reste plus grand chose... Je remonte sur mon vélo, et continue ma visite par le Kencho-ji. Il s'agit du plus grand temple Zen de Kamakura, qui a l'origine comprenait une 50aine de temples secondaires, et n'en comprend "plus qu'une dizaine". J'y croise notamment un jeune moine en train de faire des aller-retours en courants, peut-être ses exercices du matin ?
Les trucs en bas dans les pots c'est des Lotus
Remontant toujours plus au Nord de Kamakura, jusqu'à arriver dans le quartier appelé "Kita-Kamakura" je poursuis par l'Engaku-ji, un autre temple. Ce temple fut construit en hommage aux Japonais et aux Mongols qui périrent pendant les tentatives d'invasion de 1274 et 1281, que le typhon "Kamikaze" (littéralement Kami = Dieu, Kaze = Vent, donc le vent divin) fit avorté. En y entrant pourtant on est bien loin de tels préoccupations. Aujourd'hui c'est férié, car c'est le jour du sport. Dans l'enceinte du temple il y a donc une sorte de mini compétition pour élèves de maternelles, du genre ils doivent lancer des balles dans les paniers le plus rapidement possible ect. Ce qui est troublant, c'est que ces élèves (qui ont donc entre 3 et 6 ans je pense) sont tous habillés pareils selon leurs écoles, avec leurs petites casquettes visées sur la tête. Mais le plus troublant, c'est que quand ils entrent où sortent du "terrain", c'est en rythme, quasiment au pas, au son du sifflet de l'éducatrice qui les mène, en balaçant les bras et tout. Pas étonnant qu'ils soient aussi formatés après. Je n'ai pas de photos à vous montrer par contre, car c'était interdit pour les gens autre que la famille de prendre des photos, et avec ma tête personne n'aurait cru que je faisais partie d'une des familles...


C'est le temple de Zelda !
Le temple était, une fois de plus, très joli, et très bien entretenu. Un autre mystère que je vais devoir éclaircir c'est la signification de la Triforce, enfin le symbole avec les triangles sur la photos du dessus, que j'ai retrouvé dans pas mal de temples ici. Comme je suis frais (enfin plus trop à force, et il fait super chaud) et motivée (ca c'est vrai par contre), je repars pour un autre quartier de la ville. En chemin je tombe sur un petit temple pas trop indiqué sur les plans, mais mignon tout plein, et seulement 100yen l'entrée, alors j'y vais ! Dedans je retombe sur la Triforce, et également sur les pompes à eau version japonaise :

Remarquez le "tuyau" en bambou
Sur le chemin pour le temple suivant j'essaye d'acheter à boire dans un conbini, mais devant la queue pour aller au caisse je renonce, j'attendrais de manger à midi. L'avant-dernier "temple" de la matinée est le Hokoku-ji, célèbre pour son jardin de bambou. Celui-ci comprend plus de 2000 "moso-bambous", les plus gros bambous qui existent. La "foret" n'est pas tres grande, mais c'est impressionant, j'ai essayé de secouer un bambou et il n'a même pas bougé. Ils doivent faire une20aine de centimetres de diametres, et plus de 15m de haut...
Les moso-bambous
 
Le temple qui va avec
Mon dernier temple de la matinée (car ça commence à faire pas mal quand même, et je meurt de faim et de soif) est le Joymo-ji, en face du Hokoku-ji. Il possède notamment un petit jardin de pierre, avec une maison de thé, et ensuite dans les hauteurs un cimetière et des fleurs.



Au détour d'un escalier je croise ce chat, qui se prélasse et joue au soleil, visiblement pas peureux puisque juste après que j'ai pris la photo un petit garçon arrive avec ses parents, et s'assoit à coté du chat qui sen met en boule pour dormir, pas plus intimidé que ça ! Cédant aux caprices de mon estomac je décide d'aller manger... à McDo. Rien de très original, je sais, mais depuis un mois un burger me fait de l'oeil à la télé, avec un oeud dedans comme dans les egg'n muffins du petit déj. Et puis les McDo sont aussi le seul endroit où il a du Qoo au raisin blanc. Seulement voilà, mon burger, et bah c'était une série limitée... Snif. Tant pis, la nouvelle série limité c'est un burger au fromage à fondue et au bacon, ça marche aussi. En tout cas le McDo est plein, et les gens n'y viennent pas forcément pour manger, mais les produits "Mc Café" marchent du tonnerre ici, les boissons ou les glaces améliorés.

Mon repas finit je reenfourche mon fidèle destrier, direction la partie ouest de la ville... mais ceci est une autre histoire, que vous aurez demain !

jeudi 14 octobre 2010

Le mot clé : adaptabilité (3/3)

Et voici enfin la fin du récit du week end. Le dimanche matin, bien à l'appris dans mon lit j'ai donc trainouillé jusqu'à 8h30 (ce qui pour ici est un exploit), avant de me lever, et d'aller prendre mon petit déjeuner dans la cuisine commune. Du thé et du café y sont à disposition gratuitement, et la cuisine a tout ce qu'il faut pour se faire à manger. Au menu donc : du thé, le reste de figues que j'avais acheté la veille, un des gateaux donné par l'académie (au café, pas très bon...) et une petite compote carrefour qui a traversé les continents. Il n'y a pas grand monde, deux anglaises assez agées sont là quand j'arrive et reparte assez vite. Un couple de jeune français arrive ensuite. Le local est en tout cas assez sympa.

Le living room / cuisine
A part la partie cuisine il y a des canapés, plein de guides touristiques dans toutes les langues à disposition, des pcs avec accès à internet, des DVD, une Wii ect. Tout ce dont peu rêver des jeunes (voir des moins jeunes) touristes. Mon petit déj avalé je me prépare à repartir, quand je vois qu'il y a un festival dans une université de tokyo ce week end. Ce qui était bien aussi dans cet hotel c'est qu'il y a en effet un grand panneau avec tous les évènements du mois, même ceux pas très connus. Je me renseigne donc sur l'endroit, et c'est reparti pour la journée.

Souvenez vous le plan initial pour le dimanche était d'aller au marché aux puces d'Harajuku... je traverse donc la ville, pour arriver devant une petite affichette " The antic fair has closed last year." Poin poin poin poiiiiiiiiiin. Bon, ça commence bien. Tant qu'à être dans le quartier je me balade un petit peu, mais bon je commence à le connaitre. Je me fais encore attirer par un 100yens shop, où je trouve des gateaux que j'aime bien, j'en fais donc des stocks pour les ramener en France. Je décide ensuite de partir pour le quartier où a lieu le festival, et de m'arréter à un jardin sur la route.

Bon choix, car le jardin est très joli, et très reposant, avec quasiment personne excepté quelques personnes agées et un couple. Apparament il aurait été construit de manière à illustrer la poésie d'une certaine époque.





Il était vraiment sympa comme jardin, avec une petite île au milieu de l'étang central, sur laquelle on ne pouvait malheureusement pas aller. Et surtout il y avait plein de tortues dans l'eau, pas farouches du tout...
Elle est pas géniale, cette tortue ? (mouah ahaha)
La visite terminée, l'objectif suivant est le fameux festival d'université. Sauf que bon, je savais à quelle station de métro descendre, par contre pour trouver l'université elle même c'est une autre affaire. Après un certain temps de déambulation, et un soupçon d'énervement je finis quand même par trouver l'université Teikyo, qui est une université de médecine. A l'entrée on me donne un petit prospectus en japonais, et me voilà au milieu de... pas grand chose. J'ai l'impression qu'il n'y a en fait quasiment personne. Les clubs de l'université tiennent des stands pour vendre de la nourriture, et avant d'avoir compris ce qui se passe je me retrouve avec un bol de glace dans la main, et 200yens en moins. Car on a beau être dans une université de médecine, personne ne parle anglais... Même pas ce que je pense être l'un des profs. Il y avait peut être autre chose que les stands de nourriture, mais si oui je ne sais pas trop où. Sentant que ce n'était pas une si bonne idée que ça, je décide de ne pas rester plus longtemps. Allez hop; une petite photo et on repart !


Comme je pensais m'être un peu perdue pour venir, j'essaye de demander où est la station de métro la plus proche... grave erreur. Au lieu d'essayer de m'expliquer par des gestes, ou avec les quelques mots que je connais en japonais les deux étudiantes de l'accueil veulent absolument trouver quelqu'un pour me parler anglais. Elles se mettent donc à passer des coups de téléphone dans tous les sens, et à faire venir plein de gens, mais personne qui ne parle anglais ! Je finis par leur faire comprendre que ça ira, et repart par là où j'étais arrivée, tant pis si c'est un peu plus long !

Pour la dernière étape de mon week end je décide d'aller voir la Tokyo Tower, l'originale puisque la nouvelle est encore en construction, et le temps qui se situe à proximité. Il y a également ici des moulins à vents colorés près de petites statues, comme à Osorezan. Le temple est joli, sans rien d'exceptionnel non plus, si ce n'est la présence de la tour de Tokyo juste derrière, qui fait un effet de contraste.




 Une fois la "visite" du temple terminée je me dirige vers le pied de la tour. Bon, pas question non plus d'y monter, il fait gris, alors je ne suis pas sûre qu'on voit grand chose d'en haut, et c'est horriblement chez pour ce que c'est... Par contre, au pied de la tour, deux montreuses de singes font un petit spectacle. C'est la première fois je pense que je voyais des singes comme ça, dressés et tout. Ils font quelques pirouettes, marchent avec des échasses ou sautent à travers des cerceaux ect. Mais bon, je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais une fois le coté original passé j'ai trouvé ça un peu dérangeant. Les singes n'avaient pas l'air super heureux, où super en forme. Ils étaient tenus en laisse en permanence avec un pauvre bout de ficelle attaché autour du cou...


En repartant prendre le train à Shinagawa pour rentrer à l'école je décide de faire un dernier arrêt à un autre temple, le Senkaku-ji, connu car les 47 ronins célèbres y sont enterrés. Pour la petite histoire leur maitre avait du se suicider après avoir offensé un invité de l'empereur, ou quelque chose comme ça, et ses hommes étaient donc devenus des ronins, des samourais errants. Avant de suivre leur maitre dans la mort ils ont décidé de le venger, ce qu'ils ont réussi.


Après tout ça, le retour en train est toujours aussi long. Décidant pour une fois de ne pas me taper les escaliers jusqu'à l'académie je descend à l'arrêt avant le terminus, pour prendre le bus... qui je ne sais pas pourquoi n'arrivera jamais, ou plutôt il arrivera 45 plus tard que l'heure prévue. Moi qui pensais que ça serait plus rapide comme ça, et que j'aurais le temps d'aller manger à l'académie, c'était raté. Heureusement que j'ai des pâtes instantées de secours dans ma chambre !