dimanche 16 mars 2014

Inferno

Changement de décor, et de climat. Après 4 jours de traversée, me voilà en Nouvelle-Zélande pour trois mois. C'est l'été ici aussi, mais l'été version Brest, avec le ciel changeant et des températures qui nous paraissent bien froides dès que le soleil se cache. Principalement différence cependant, ici quand le soleil tape on le sent vite, très vite, en raison de la finesse de la couche d'ozone au dessus de la zone.

Approches d'Auckland



Le premier week end, nous décidons de partir à la découverte des environs, et notamment d'un ancien volcan, situé sur l'île de Rangitoto. [Wikipédia] Rangitoto est une île volcanique dans le golfe de Hauraki près d'Auckland, en Nouvelle-Zélande. Son nom signifie en maori : « Ciel rouge sang » baptisée ainsi en mémoire d'une sanglante bataille qu'avait livrée la tribu qui vivait là, bien avant que l'île soit achetée par les anglais en 1854. Rangitoto est devenue une réserve naturelle en 18901. [/Wikipédia]

La montée vers le cratère du volcan

Tunnels de lave

Coucou !
 La montée vers le cratère ne prend pas très longtemps, mais la vue sur la baie d'Hauraki et la ville d'Auckland est magnifique, malgré le ciel gris. [Wikipédia]L'île de 5,5 km de large est repérable par sa forme conique et bien visible d'Auckland. C'est un volcan bouclier avec un cône volcanique de 260 mètres d'altitude à partir du niveau de la mer. Le volcan Rangitoto est le plus récent et le plus grand (2 311 hectares) des quelque 50 volcans du champ volcanique monogénétique d'Auckland [/Wikipédia].



Nous redescendons ensuite sur une des plages de l'île, pour pique-niquer, et profiter un peu de la chaleur irradiée par les pierres volcaniques.



Le mauvais temps commençant à poindre le bout du nez, nous n'attendons pas le dernier ferry pour rentrer, et repartons vers Devonport, la ville en face d'Auckland où nous logeons.


A moi la Calédonie !

Survivre en Nouvelle - Calédonie, en tout cas à Nouméa sans voiture est possible. Vivre agréablement beaucoup moins. Bien que vivant à proximité du bateau, la pente pour rentrer chez moi le soir était suffisante décourageante pour ne pas donner envie de pousser plus loin dans la ville. Mais au bout d'un moment, le trajet boulot - courses - maison est vite limité... Passer à la banque ou faire des courses un peu plus complexes nécessitait pas mal d'organisation, ou de soutien de la part d'autres personnes.

Sauf que.... le permis en poche, cette époque est révolue ! Il ne me restait qu'une voiture à trouver, ce que nous avions fait avec JY juste avant de partir pour l'île des Pins. Lorsque nous l'avions vu il y avait quelques réparations à faire, ce que nous avions demandé à la vendeuse, pour finaliser la transaction à notre retour (après également pas mal de péripéties pour faire un transfert euros => francs calédoniens, et obtenir de l'assureur qu'il accepte de m'assurer. Ou plutôt qu'ils assurent JY avec moi en secondaire).

A la descente de l'avion, un saut (en longueur ?) de bus, un changement et un deuxième bus nous ramène chez nous. 2h plus tard, tous les papiers qui vont bien sont signés, et la voiture est à moi ! Tadam !

Meet the kia sportage !
 Le lendemain, nous avions prévu un micro-tour du nord de l'île, avant de rentrer pour noël. Nous rentrerons plus tôt que prévu, en raison de deux pneus crevés (le réchappage étant pratique courant sur le caillou, couplé à ma conduite :p, il n'en fallait pas plus...).


Comme je suis trop sympa j'ai même laisser JY jouer avec.
 La balade dans le nord n'a pas été complétement inutile, et la plage de Poé aura été une pause appréciable sur le trajet (voir l'un des premiers post sur la NC. Ce n'est pas la Martinique, ici il faut compter 6 bonnes heures pour monter dans le Nord !).

Le rocher du Bonhomme sur la plage de Poé
Notre retour anticipé nous permet d'aller faire changer tous les pneus, avec un passage à la DITTT pour faire la carte grise (en 15min, top chronos, et ils la donnent dans la foulée !), et d'aller faire les courses pour le repas de noël. J'avais déjà eu cette impression l'an dernier en Martinique, rebelote cette année. Noel sous la soleil, le Père noël en maillot de bain dans les rues (vous savez, celui qu'on accroche au balcon), c'est perturbant ! Comme d'habitude on a prévu beaucoup trop, et les jours suivants nous suffiront tout juste à écouler le reste avant le départ de JY.

Merci à tous pour les cadeaux !


samedi 8 mars 2014

Ile des Pins - 3

Le lendemain matin, le temps est maussade, mais il ne pleut presque pas. Après un super petit déjeuner buffet (ça a du bon les grands hôtels), avec pancakes et bacon, nous refaisons une tentative d'obtenir des paddles. Le plagiste n'a toujours pas l'air très décidé, soit disant trop de courant cette fois, il faut repasser plus tard. On retourne à notre chambre un peu dépités, quand on tombe sur quelqu'un (qu'on apprendra être le gérant plus tard), qui nous demande pourquoi on fait cette tête. Quand on lui explique, ni une ni deux il retourne vers le stand où sont les trucs, et nous donne nos paddles. Je pense qu'il a du aller régler ça avec le plagiste ensuite... Le service par les calédoniens est très "à l'envie". Je m'en rend compte tous les jours avec certains du bateau (pas tous, heureusement). Quoiqu'il en soit nous voilà paré pour notre premier essai de Stand-Up Paddle, SUP pour les intimes.
 

Le réconfort du matin

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Au final c'est rigolo au début, beaucoup moins quand il faut revenir contre le vent et le courant. Pour offrir moins de prise au vent (qui suffit à me faire reculer sinon) je finis par ramer assise en tailleur dessus. Et non, la combinaison n'est pas obligatoire, mais après la plongée de la veille, je n'avais pas envie d'avoir froid de nouveau.
 
Le reste de la journée est passée à profiter des "couches" sur la plage, et de la piscine :
 
 
Le soir venu nous décidons de tester le restaurant, l'occasion de manger des bulimes, la spécialité culinaire de l'île des pins... qui sont les escargots locaux ! Jean-Yves se laisse tenter, tandis que le prend un tartare de crabes de palétuvier, qui était l'une des meilleurs choses que j'ai pu manger dans ma vie. C'était juste comme il fallait, frais, bien assaisonné, avec les petites gouttes de sauce qui d'habitude ne servent à rien qui là venait sublimer le plat. Le reste du repas sera plus standard, bon, mais rien à voir avec l'entrée.
 
Contrairement à nos escargots, ceux-ci sont plus allongés, avec une coquille bien blanche.
Le lendemain matin, dernier jour sur l'île, nous nous levons de bonne heure pour aller découvrir la piscine naturelle d'Oro. Le soleil joue à cache-cache, tandis que nous essayons de trouver le chemin (qui s'avéra n'être qu'un passage vaguement plus dégagé que le reste le long du bras de mer). Ce site est formé par un bras de mer qui vient ensuite s'élargir, formant un cercle d'environ 500m de diamètre, avec seulement une dizaine de cm de profondeur. C'est très joli, malgré le ciel gris, et il n'y a encore personne.
 
 
Surpris par la pluie au retour !
 A notre retour, après un petit déjeuner bien mérité, nous empruntons des kayak, pour faire un petit tour vers la mer. Echaudés par le retour pénible contre le mer de la veille, nous n'irons pas très loin... et à deux dans un kayak c'est plus facile, surtout quand JY fait les 2/3 du travail !
 

 
 
Le temps de finir le reste de nos provisions, la navette pour l'aéroport est là, il faut rentrer à Nouméa... pour une bonne surprise, à découvrir dans le prochain message !
 
 

Ile des Pins - 2

Après cette première journée plage / vélo, et la nuit en bungalow (avec une sortie intempestive pour mettre les serviettes et maillots de bain à l'abri de la pluie qui s'était invitée), une plongée nous attendait pour ce deuxième jour.

A savoir, il n'y a qu'un seul club de plongée sur l'île, toléré par les kuniés (les membres de la tribu de l'île des pins). Pas vraiment de concurrence donc, et alors que nous aurions préféré faire une seule plongée, c'était deux ou rien. Ces sorties "doubles plongées" sont plus justifiées à Nouméa, puisqu'il faut souvent s'approcher de la barrière de corail, et donc faire pas mal de bateau pour y aller. Ici, 20min de bateau grand max pour accéder au premier site, l'intérêt est donc bien à la rentabilité pour le club.





J'avais pris ma combi, acheté en Martinique, pensant que ça irait. Au bilan, je suis frigorifiée à la fin de la première plongée ! Certes, l'eau est à 26°C, mais c'est quand même froid une fois 20m sous l'eau pendant une heure. Si je veux passer le niveau 3 à Nouméa il faudra que j'y remédie, pas question de descendre à 60m avec ! La plongée en elle même est jolie, avec beaucoup de poissons clown pas farouches, qui viennent jouer autour de nous et se laisse toucher. Plus original, on observe une anémone, qui entre ses "lèvres" fait passer du courant électrique pour choquer sa nourriture avant de l'absorber.

Quand on sort de l'eau pour remonter sur le zodiac, il s'est mis à pleuvoir des cordes. Le moniteur sort du thé et des gâteaux, mais rien n'y fait, j'ai toujours froid, et je ne veux pas trop boire, car le retour près de toilettes n'est pas pour tout de suite... J'en suis au point de me demander si je fais la deuxième ou non, tant pis si elle est payée, lorsque je réalise une chose très simple : dans l'eau, il fait moins froid que dehors. J'ai toujours aussi froid quand on se remet à l'eau, mais je ne regrette mon choix pour rien au monde. Au bout de quelques minutes de plongée, nous rencontrons un requin léopard couché sur le sol. Après une approche discrète pas l'arrière, nous nous rapprochons suffisamment pour pouvoir le caresser. Il se prête au jeu, se laissent caresser par chaque des plongeurs avant de s'éloigner nonchalamment. D'autres plus petits requins sont également visibles, mais pas d'inquiétude ils ne mangent pas les hommes !

Il est midi passé quand nous revenons au gîte récupérer nos affaires et nos sandwiches. Une navette doit venir nous chercher au niveau du débarcadère des ferrys pour nous emmener à l'hôtel, nous nous mettons en route en mangeant, sous les arbres centenaires.


 Après une première nuit en gîte, deux nuits nous attendent dans un hôtel de l'autre côté de l'île, le Méridien Iles des Pins (pour lequel nous aurons attendu le dernier moment pour acheter les chambres, en quête des prix de dernière minutes...). En arrivant, comme prévu, l'hôtel est très beau, avec beaucoup de bois, un cocktail nous attend ect. Je reviendrais plus tard sur l'hôtel et la chambre, deux déceptions cependant : dans un hôtel de ce standing (et vu les prix pratiqués...), je ne trouve pas normal 1) que les navettes vers l'aéroport ou le ferry soit payantes (50€ l'A/R pour 10min de transport !!!), et 2) que le wifi aussi soit payant, même dans les lieux communs.



Il pluviote toujours quand nous arrivons, et la marée étant basse le plagiste refuse de nos donner des stand-up paddle. Après un peu de lecture sur la plage, nous nous replions donc sagement dans la chambre, pour finir nos restes de pique-nique, et profiter de la baignoire (oui, je reconnais ma fixation sur les baignoires, mais je n'en ai pas dans mon appart. Alors là, par anticipation, j'avais pris des sels de bain et un bon livre !). En plus c'était très drôle, puisque la baignoire était séparée par des volets en bois de la chambre.