dimanche 8 septembre 2013

Péril dans le lagon

Un beau matin, alors que les plongeurs avaient prévu de changer un peu d'environnement, et d'aller plonger près du phare Amédée (le point bleu sur la carte), sur l'épave de la Dieppoise, coulée volontairement pour faire un site de plongée, j'ai au final passé l'un des pires moments depuis mon arrivée sur l'île.

Partis à 10h, on arrive sur le site en environ 15min (à 30nd forcément ça va vite), je pensais que ça passerait en mettant la tenue étanche à mi-taille (ou mi-drisse comme on dit chez nous ^^), en fait non. Pendant que les plongeurs partent faire leur plouf, je profite donc du soleil pour sécher un minimum. Quand on repart je prend les commandes (ce qui était le but de la sortie pour moi, pouvoir manipuler un peu l'embarcation). On part doucement, le temps que le moteur chauffe, puis on adopte l'allure de transit... à peine une minute. Ensuite le moteur se met en alarme, et il faut stopper. On s'arrête, on coupe le moteur, on le relance, peine perdue, toujours la même alarme. Qu'à cela ne tienne, on a un mécanicien à bord pour ça, des rechanges pour la panne la plus courante, on change le filtre à gazole et on repart... pour 200m.

Oui, on est bien tombé en panne pile au milieu... (point rouge)

 Cette fois ci c'est sûr, le moteur ne repart pas. Impossible de joindre le bord sur VHF, personne ne nous reçoit. Heureusement les téléphones portables passent ! Sauf qu'entre temps il est midi, et qu'on ne travaille pas le mercredi après midi. Il faut donc trouver, dans une relative urgence quelqu'un pour venir nous chercher. On guette vainement les alentours pour voir si une autre embarcation passe, personne... Pendant ce temps, avec mon pied ultra-marin, soumis entièrement aux vagues ce qui devait arriva. On aura bien essayé de sortir les pagaies, qui arrivent à peine à nous éviter de trop dériver, pour les ranger prudemment quand un requin commence à nous tourner autour (oui, ils ne sont pas censés nous manger dans le coin, mais on ne sait jamais).

Au bout d'un heure un zodiac vient nous chercher, bien moins motorisé que nous, on passe la remorque, et il nous faudra 2h30 pour rentrer à bord (le point vert donc)... Il est quinze heures, on a bien cramé au soleil (même en mettant la combinaison complète et la capuche). Ce midi était prévu un barbecue avec le reste des officiers et leur famille, on arrive donc complètement après la bataille. Heureusement ils avaient prévus large niveau nourriture, et le temps de refaire des braises on peut enfin se poser pour se rassasier, et admirer la plage ! Plage qui d'ailleurs est bien sympathique, abritée du vent, un hôtel ne s'y est pas trompé pour installer des chambres sur pilotis.
Un peu avant le coucher du soleil

Le tarot post-repas (et le reste de saucisses au premier plan !)
Inutile de dire qu'outre les blagues sur la poisse que je porte à mon propre matériel (les embarcations étant dans ma gamelle), mon visage suffisait à éclairer la pièce pendant les jours qui ont suivi (mais promis maman j'ai mis de la crème :p). Je vais attendre un peu avant de retenter l'aventure, même si après investigation la défaillance n'était absolument pas liée à ma conduite !

Prochain épisode : l'îlot canard


3 commentaires:

  1. Vive l'aventure, sans cela ce serait triste...
    Bibi et Pat

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  2. Oui mais bon, même si je fais de plus en plus de progrès niveau mal de mer je m'en serais bien passé ! Enfin il parait que du coté de l'atlantique il y a aussi des fortunes de mer ;p

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  3. mdr vive la marine!
    c'est quoi l'histoire de l'îlot canard? on veut la suiiiiiiiiiite.
    bisous

    félix

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