mercredi 6 octobre 2010

Père Castor, raconte nous une histoire

Le mystère des septs nains japonais est résolu !! Allez venez vous assoir près du feu, et écoutez l'histoire des septs dieux de la Fortune.

Selon la légende, les Shichifukujin (Shichi = 7, fuku = Fortune), aussi appelés Fuku no Kami, arrivent chaque année sur terre, le 31 décembre au soir, dans un bateau chargé de trésors, pour porter à chacun sa part de bonheur. Composé de divinités bouddhistes, brahmaniques, taoïstes et shintoïstes, le groupe des sept déités du bonheur symbolise pour les confucéens les sept vertus essentielles de l’Homme: Longévité, Chance, Popularité, Candeur, Magnanimité, Dignité et Gentillesse.

7fukujin

Hotei, le dieu du contentement et du commerce, tient un gros sac plein de richesses et un éventail. Son gros ventre et son sourire symbolise la générosité. On dit qu’il est le seul mortel parmi les Shichifukujin. Une statue d’Hotei est placée à l’entrée de nombreux magasins.

Ebisu, le dieu des pêcheurs et de la prospérité, tient dans ses mains une daurade rouge (symbole de bonne fortune) et une canne à pêche. On le vénère aussi comme dieu du foyer et, dans les villages agricoles, comme dieu des rizières. Il est souvent représenté par une morue ou un bar...

Daikokuten, originellement adoré en Inde comme dieu protecteur contre les forces du mal, fut introduit au Japon au 9e siècle via la Chine. Selon la croyance populaire japonaise, il est le dieu de la richesse. Il est souvent associé à Ebisu pour apporter prosperité et richesse, par exemple accrochés sur un mur.

Fukurokuju, d’origine chinoise, est le dieu de la richesse, de la longévité, de la virilité et de la sagesse. Il habite le corps d’un vieillard à la tête allongée, portant une barbe blanche (symbole de sagesse et de l’âge) et tenant une canne ornée d’un rouleau de parchemin sur lequel est inscrite la sagesse du monde et d’un éventail.

Bishamonten, le dieu protecteur de la loi bouddhique et aussi dieu de la prospérité et de la guerre, porte une armure et tient une petite pagode (symbole du bouddhisme) et une lance dans ses mains.

Jurôjin, dieu de la prospérité et de la longévité, d’origine chinoise, porte une longue barbe blanche et une coiffe d’érudit. Il est souvent accompagné d’un cerf (ou d’une grue) qui est son messager. On le représente parfois portant une canne et un parchemin sur lequel est inscrit le secret de la longévité.

Benzaiten (ou Benten), la déesse de l’éloquence, de la musique, de la littérature, des arts et des sciences, de la vertu et de la sagesse, de la prospérité et de la longévité. Tout ça pour une seule personne... Elle joue du biwa (mandoline japonaise) et est parfois accompagnée par un serpent blanc.



Encore aujourd’hui leur image est considérée par la plupart des Japonais comme un charme puissant. Ainsi, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les enfants ont parfois encore coutume de placer l’effigie des sept divinités du bonheur sous leur oreiller afin d’obtenir la bienveillance de celles-ci pour une nouvelle année prospère et heureuse. Nul doute que la divinité de la longévité a la faveur des Japonais !  Ce groupe a été établi au début du 14e siècle (ère Muromachi) d’après un modèle chinois. L’inspiration chinoise de la culture japonaise à cette époque est intense et de nombreuses légendes ou croyances sont issues des croyances populaires chinoises. Il faudra cependant attendre près de trois siècles pour que les 7 divinités deviennent l’objet de la vénération populaire, à l’ère Edo.

Voili voilou, maintenant si vous voulez vous pouvez vous amusez à jouer à qui est qui sur la photo du message précédent !

1 commentaire:

  1. Tsukoï!

    Alors toi je t'ai trouvée, tu es en haut à droite avec le banjo ;-) oui bon d'accord, c'est un biwa...

    Et Fukurokuju j'imagine que son éventail il a été construit avec une plume de mangeur de feu comme le dit la mythologie c'est ça?

    Bisous bisous!

    RépondreSupprimer