vendredi 24 septembre 2010

Bienvenue chez les Chtit - Jour 2 et 3

Voici donc la suite des aventures de Loulou dans le nord du Japon. Je me suis donc dit que c'était bien beau de vous raconter mon week end, mais que ça serait encore mieux de vous montrer exactement où je suis allée...

Mon voyage dans le Nord (sachant que je suis près de Yokohama)
Le deuxième jour de notre voyage j'avais décidé d'aller voir Ozoresan, qui traduit donne "la montagne de la peur". Mais avant d'y arriver, il fallait le mériter... nous partons donc tôt de l'hôtel, sans même pouvoir profiter du petit déjeuner gratuit qui commence à 7h. Après un rapide trajet Ichinoseki - Hachinohe, c'est finit pour le Shinkensen, et c'est le début des trains locaux. Un premier train nous ammène a Noheji, où nous devons attendre 45min le second train. Et là, on fait difficilement plus paumé comme ville, on essaye d'aller se balader un peu, mais je pense qu'un japonais qui débarquerait au fin fond de la creuse aurait un peu le même sentiment que celui qu'on a eu. On finit par avoir notre train, qui doit dater des années 80, qui longe la côte et siffle quand il arrive pres d'un passage à niveau. Rigolo un moment, mais pas tres confortable au bout d'une heure... Finalement nous arrivons à Shimokita, où avec notre parfaite maitrise du japonais nous réussisons à trouver le bus pour aller à Ozoresan, et à y prendre les deux dernières places... Ouf ! Il nous reste encore 45min de trajet en bus, avec des explications touristiques en japonais. Décidemment, c'est une endroit qui se mérite.

En arrivant, avant même de sortir du bus on sent qu'on arrive. En effet il s'agit de l'intérieur du cratère d'un volcan endormi, et du souffre s'échappe de certains conduits à travers les pierres. Comme il pleut, nous décidons de regarder les horaires de bus retour avant de commencer la visite, histoire de ne pas se retrouver à attendre des heures sous la pluie. Et ça y est, nous y sommes enfin.

C'est parti pour les informations culturelles : Ozoresan (ou Osoresan) fait partie des trois endroits les plus sacrés du Japon. Il s'agit d'un temple fondé en 862 par le prêtre Jikaku Daishi, qui s'est baladé à travers tout le Japon pour trouver cet endroit qui correspondait à une vision qu'il avait eu. Il s'agit d'un endroit considéré comme l'entrée vers l'audelà, car le lieu comporte des éléments similaires aux descriptions Bouddhistes de l'enfer et du Paradis. Cela étant dit, pour ce qui concerne le paysage lointain et les monts environnant on ne verra rien à cause de la pluie...

L'entrée du temple
Des paysages de roches... et encore vous n'avez pas l'odeur !
L'endroit est recouvert de roches, le souffre empéchant les plantes de pousser aux abords du temple, et des empilements de cailloux fait par les pélerins en mémoire des morts. Au milieu de ces empilements on peut voir des statuettes et des moulins à vent colorés, offrandes pour des enfants morts.




Le centre du cratère possède également un lac, avec des très jolies nuances de bleue, jolies, mais mortelles car dues aux fortes concentrations de sulfures.

Je sais pas pourquoi mais ça donne pas trop envie de s'arrêter pour se reposer...

Un bout du lac. Pour les nuances de bleues par contre, repassez quand il fera beau.
Notre visite un peu expédiée en 45min, nous nous dépéchons de reprendre le bus, car le suivant est 3heures plus tard. Ce qui est un peu dommage, car on serait bien resté un peu plus longtemps, mais pas trois heures non plus. Par contre quand il fait beau je pense que si on a fait tout le déplacement jusqu'ici ça vaut la peine de rester, et de faire le tour du lac. Nous voilà donc revenu à notre point de départ, la gare de Shimokita, où nous avons une heure à attendre avant de reprendre le train. Je motive JP à aller se balader un peu, et nous apercevons l'enseigne bien connu de Mc Donald, auquel forcément il a fallu qu'on aille pour qu'il s'achète à manger. Je m'en fiche, moi j'ai pris un happy meal, comme ça j'ai eu le jouet ! Nous repassons par la ville fantôme, puis finissons par atteindre Aomori, la ville principale dont la préfecture porte le nom (ici les préfectures ce sont les départements, donc je ne sais pas comment on appelle la préfecture de leur préfecture... vous me suivez ?). Il pleut toujours, mais les allées sont couvertes, on part donc faire un petit tour, et acheté de quoi manger dans un 100 yens shop avec de repartir pour la dernière étape, Hirosaki. Avant le repos des braves reste une toute petite épreuve, trouver l'hôtel. Toujours armé de mon japonais à toute épreuve je fini par demander mon chemin dans la rue, et on arrive à bon port.

Le lendemain c'est un temps radieux qui nous attend, comme vous allez pouvoir le constater sur les photos suivantes. On décide de commencer par aller faire un tour l'office de tourisme, où on nous remet gentillement un plan en anglais. Et c'est parti pour une visite de cette ville super qu'est Hirosaki. Franchement c'est la ville que j'ai préféré, il n'y avait pas grand monde, la ville est à taille humaine, y'a pas mal de verdure et pas trop de fils électriques partout. Officiellement il parait que c'est la ville de la pomme, et de la cuisine française... bon les pommes ok, on en a vu, par contre pour la cuisine française on se demande encore. Parmis nos visites du jour citons :

Pagode à 5 étages
Des temples et autres lieux sacrés, notamment toute une allée avec plein de petits temples, qui finissait par un temple principal le Chosho-ji, tout en bois et pour une fois pas peint (en rouge).


J'aime bien les ponts comme ça.

Un cousin de Toad ?
Le Fujita Memorial Garden, anciennement le jardin du premier président de la chambre de commerce et d'industrie du Japon, qui est parfaitemment entretenu, et comporte un jardin haut, assez dénudé, et un jardin bas avec un étang.


Coucou !

Vous aurez remarqué le changement de temps
Le parc du chateau d'Hirosaki, et le chateau dont il ne reste qu'une tour de garde à trois étage, recontruit en 1811. Le chateau original, et les portes qui y mènent avaient à l'origine été construits en 1603.


Neputa
Et enfin en dernier, mais pas le moindre, le Tsugaru-Han Neputa Village, qui explique l'histoire et les techniques de fabrications des Neputas, sortes de plus ou moins grosses lanterne en papier qui sont baladé dans les rues lors de festival. Ce musée un peu interactif comporte également des informations et des démonstrations d'artisanat local.

Nous décidons ensuite d'aller voir d'anciennes maisons de samourai, mais celle que nous voulons voir (la plus proche, j'avoue) et en cours de rénovation. Tant pis, on décide d'arrêter là, et de retourner à la gare en bus. Sauf qu'il n'y a pas de bus avant une heure, mais mon oeil acéré remarque un loueur de vélo. Pour la peine, lui, ne sait meme pas dire oui ou non en anglais. On finit quand même par lui faire comprendre qu'on veut des vélos, et par comprendre que c'est gratuit, prévu pour les touristes... Si seulement on l'avait su plus tôt, vu tout ce qu'on a marché ça nous aurait changé la vie. Le retour à la gare se fait donc bien plus vite, et nous partons pour Hachinohe récupérer le Shinkensen.


Moi et mon vélo pomme
La fin du voyage sera longue, très longue, puisque plutôt que de rester trainer à Hachinohe et à prendre le train qu'on avait prévu, et réserver, on décidé d'essayer d'en prendre un plus tôt. Comme c'est plein il nous faut faire des changements, et au final pour un départ à 16h06 on arrive à 20h44 à Tokyo... alors que notre train inital partait à 18h et arrivait à 21h09. C'est là qu'on a découvert que tous les shinkensens ne vont pas à la même vitesse, suivant qu'ils soient plus ou moins récents. Finalement à 22h30 nous arrivons enfin à l'académie, et récupérons nos vélos pour les derniers mêtres avant d'aller au lit !

1 commentaire:

  1. Pfiou!! Un programme bien chargé, mais bien rempli de jolies choses. C'est le prix à payer pour voir des choses aussi peu accessibles, et authentiques.

    Continue à bien profiter, toi tu sais au moins faire les bonnes choses dans un pays comme ça!

    Bisous++

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